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lundi 30 juin 2014

"L'AFFAIRE PRASLIN- Un crime conjugal sous la monarchie de Juillet" de Luciana Clevering

Présentation du livre:

http://www.editions-harmattan.fr/catalogue/couv/aplat/9782343035567.pdf


- Dans la nuit du 17 au 18 août 1847, la duchesse de Praslin, fille du maréchal Sébastiani, épouse d’un pair de France, chevalier d’honneur de la duchesse d’Orléans, fut sauvagement assassinée dans son hôtel particulier du faubourg Saint-Honoré. Des preuves accablantes ne laissèrent aucun doute sur l’auteur du crime : il s’agissait de l’époux de la victime, Théobald de Choiseul-Praslin. Un meurtrier duc et pair de France, proche du roi, allié aux meilleures familles de l’aristocratie, le scandale était immense. Pair de France, le duc de  Praslin bénéficiait du privilège de l'inviolabilité. Assigné à résidence dans un premier temps, il fut finalement transporté au palais du Luxembourg en attendant son jugement par la Chambre des pairs. Horrifié de son forfait, ou peut-être désireux de ne pas révéler le mobile de son acte, il absorba une forte quantité d'arsenic qui devait le conduire lui-même à la mort. Il décéda le 24 août 1847, dans sa prison, sans avoir reconnu sa culpabilité. Avec le duc de Praslin disparaissait la possibilité de faire la lumière sur un acte inexplicable.

- Dès le 21 août, pour tenter d’éclaircir l’affaire, le chancelier Pasquier, président de la Chambre des pairs, avait réuni une commission d’instruction. La mort du duc le 24 août annulait le procès et libérait la commission. Néanmoins, pour répondre aux premières polémiques, le chancelier Pasquier décida de rendre publique les différentes pièces de l’instruction dont les lettres de la duchesse. Etait-ce suffisant pour calmer les esprits ? Loin de là, on assista à un déballage intime qui mettait l’accent sur la mésentente du couple et présentait une aristocrate désoeuvrée, en manque d’homme. En effet, les Praslin s’étaient mariés en 1824 et avaient eu dix enfants. Après quoi, monsieur se détachât de son épouse, chose qu’elle n’accepta jamais. Dès lors, leur union devint tumultueuse et orageuse. La duchesse se montrait d’une grande possessivité à l’égard de son époux, multipliait les crises de jalousie et le menaçait d'un procès en séparation de corps. 

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