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lundi 28 avril 2014

Le comte de Paris répond à l'interview de Louis de Bourbon, duc d'Anjou dans le Figaro

Entretien réalisé par Stéphane Bern

"Monsieur le Directeur de la Rédaction,
J'ai été surpris par l'ignorance, de l'histoire des Bourbon d'Espagne, d'un de vos journaliste qui, pourtant, se targue d'être le spécialiste des têtes couronnées. (Le Figaro du 24/4/14 page 20).
Je pense qu'il n'a pas eu le temps de lire le récent livre de Monsieur Patrick Germain (Editions Patrice Du Puy): "Le Roi Légitime Bourbon ou Orléans". Cet auteur conclut: "les prétentions espagnoles au trône de France reposent sur l'affirmation d'une négation. Nier la validité des renonciations de Philippe V. Nier la validité des traités internationaux d'Utrecht et de Rashtadt. Nier l'existence de la cassure de la Révolution de 1789..."
L'auteur souligne également les conséquences de la "Pragmatique Sanction" du 31 mars 1830, promulguée par Ferdinand VII Roi d'Espagne, puis confirmée par les Cortes et qui abroge la loi semi-salique de Philippe V. Par l'effet de cette Pragmatique Sanction, les Femmes ont pu régner en Espagne. Il en résulte que le Sang de France disparut de la descendance de la Reine Maria Luisa  et de celle de la Reine Isabel II. Il faut attendre le mariage du Comte de Barcelone avec ma tante Maria de las Mercedes de Borbon pour que le Sang de France coule à nouveau dans le coeur du Roi Juan Carlos, par le truchement d'une Princesse de Borbon, mais aucunement dans celui du jeune Luis Alfonso, puisque ni son père, ni son grand père ne détenaient une goutte du Sang de France et ni sa mère, petite fille de Franco.
Je remercie enfin votre journaliste d'avoir mis dans la bouche de ce jeune prince Espagnol des "copies-collées" de mes écrits (votre journaliste a préfacé un de mes livres, La France Survivra-t-elle à l'an 2000) et de mes entrevues avec les journalistes de province, ce qui prouve, qu'en dépit de tout, j'ai dû marquer son subconscient.
Je vous prie de croire, Monsieur le Directeur de la Rédaction en mes sentiments très chaleureux.
  
signature-du-comte-de-paris.jpgHenri Comte de Paris, Duc de France."


13 commentaires:

  1. Bien que n'ayant guère de sympathie pour le comte de Paris, j'approuve sa réaction à l'article paru des le Figaro. Le comte de Chambord lui-même avait spécifié qu'à sa mort l'aîné des princes d'Orléans de venait de facto chef de la Maison Royale de France.

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    1. Le comte de Chambord n'a jamais rien "spécifié" du tout quant à sa succession. Il s'est toujours gardé de parler sur ce sujet, a fortiori de désigner le chef des d'Orléans, se bornant à dire: "Il existe une loi de succession. Après ma mort, il faudra l'appliquer." Ni de facto, ni de jure, l'aîné des petits-fils de Louis-Philippe n'est devenu chef de la Maison royale de France. C'est ce que les orléanistes tentent désespérément de nous faire croire depuis 130 ans..
      Le Comte de Paris se montre très irrité de la présence du duc et de la duchesse d'Anjou à Aigues-Mortes à une messe pontificale et à une grande fête populaire créée il y a 20 ans et où il n'a jamais été invité. Son article est écrit ab irato. Le plus drôle, c'est que le journaliste à qui il s'en prend sans le nommer (Stéphane Bern) fait partie ou faisait partie de son Institut! A 80 ans passés, Monseigneur devrait se maîtriser...

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    2. Aux yeux de tous ses contemporains ce que disait le comte de Chambord était à l'évidence que le comte de Paris serait son héritier dynastique et tout le monde sait ça.

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    3. Tout ce que le Comte de Chambord a laissé entendre, c'est que, si d'aventure, le Comte de Paris venait après lui, ce qu'à Dieu ne plaise, il ne pourrait qu'être le roi légitime de la révolution. L'évidence, Monsieur, c'est que trop de choses séparaient les deux princes pour que le Comte de Chambord ait jamais songé à considérer le descendant d'Egalité et du roi des Français usurpateur comme son "héritier dynastique", d'autant que le Roi de France n'a pas d'héritier mais un successeur désigné par la loi de primogéniture.

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    4. Laissons de côté le comte de Chambord, qui n'était pas une lumière,et qui a laissé échapper la chance historique qui lui était offerte. Peut-être ne voulait-il pas lui-même de la couronne.
      Oui, le roi a un successeur désigné par la loi de primogéniture, et il y a "indisponibilité de la couronne". MAIS il y a :
      - le traité d'Utrecht, qui écarte Philippe V et ses descendants de la couronne de France. "Pas valide", direz-vous. Soyons sérieux : c'est un traité de droit international, toujours en vigueur, et pour le dénoncer, il faudrait que les successeurs des parties en conviennent, et que l'affaire soit portée devant une cour de droit internationale. Qu'attendez-vous ?
      - le fait que depuis Louis XIV, aucun roi de France (Louis XV, Louis XVI, Louis XVIII, Charles X) n'a considéré les descendants de Philippe V comme princes du Sang mais comme étrangers, ni comme pairs de France alors que les princes français l'étaient de naissance.
      - le fait qu'aucun chef des dynasties capétiennes (Espagne, Deux-Siciles, Parme, Luxembourg, Portugal) ne reconnait les prétentions de Jaime, Alfonso et Luis au trône de France, et parmi eux deux chefs d'État qui sont censés connaître la question. Pour eux, le successeur des rois de France est le chef de la Maison d'Orléans.
      - le vice de pérégrinité, qui interdisait à tout Français partant s'établir à l'étranger de prétendre à des droits en France. "Invention orléaniste", direz-vous. Alors pourquoi Charles IX a-t-il délivré des lettres patentes pour en exempter son frère Henri élu roi de Pologne, si cette règle n'existait pas ? Et pourquoi Louis XIV en a-t-il délivré au duc d'Anjou pour maintenir ses droits en France, si cette règle n'existait pas ? Le Parlement, qui jouait en l'occurrence le rôle de notre Conseil constitutionnel, les a justement cassées, comme il l'avait fait quand le roi a voulu que ses bâtards soient successibles.

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  2. Je pense que le comte de Paris a peur Luis Alfonso de Bourbon. Il essaie toujours de déshonorer le duc d'Anjou. Luis Alfonso est un Bourbon, comment peut-il dire que Luis Alfonso a pas de sang français?. D'autre part, le comte de Paris oublie le père de Emmanuella, la duchesse de Ségovie et grand-mère de Luis Alfonso était le français Roger de Dampierre, vicomte de Dampierre,

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  3. Raisonnement baroque et consternant !Tout à fait contraire aux lois fondamentales.
    A mourir de rire...

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  4. Bern n'est-il pas un journaliste orléaniste ?

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    1. Ce n'est pas la première fois que Stéphane Bern est en butte à la vindicte des d'Orléans. Il eut maille à partir d'abord avec feu le Comte de Paris qui trouvait que le journaliste faisait trop de place à l'aîné des Bourbons. Il avait signé il y a déjà longtemps un article dans Le Figaro, intitulé "Mon ami Louis". Pire, Bern participa à un dîner organisé par l'Institut de la Maison de Bourbon et présidé par Me Jean FOYER, ancien garde des Sceaux, défenseur de feu le Prince Alphonse dont on se souvient qu'il fut traîné devant la Justice par l'actuel comte de Paris qui prétendait lui interdire de porter le titre de duc d'Anjou et les pleines armes de France. Puis les choses s'arrangèrent. Henri et Bern se réconcilièrent au point que ce dernier accepta d'entrer dans le conseil d'administration de l'IMRF, créé pour contrer l'IMB.
      Après le communiqué dans lequel le Comte de Paris, perdant toute mesure, accuse ouvertement Stéphane Bern de plagiat, on voit mal comment le journaliste ne claquerait pas la porte de l'Institut de "la Maison royale de France" dudit comte de Paris! Affaire à suivre.

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  5. A propos ce livre cité par le comte de Paris actuel et par lui-même préfacé est- il un succès en librairie? S'est -il bien vendu ? cette intervention ressemble sinon à un petit coup de pub !
    On peut être intimement convaincu mais un Prince se doit de jouer l'apaisement et non pas l'acharnement ce que faisait dèjà celui qui était le Comte de Clermont dans les années 1980 à l'endroit de son altesse royale le prince Alphonse de Bourbon , duc d'Anjou et duc de Cadix.
    Le Prince Henri d'Orléans né le 14 juin 1933 serait entouré de sommités , peut on lire çà et là et personne n'ose lui dire de modérer son expression quand il s'en prend à un journaliste dont le professionnalisme n'est plus à démontrer et pas seulement en France, journaliste populaire dans toute la Franc et la Navarre qui a simplement interviewé le Prince Luis Alphonse de Bourbon , Duc d'Anjou
    C'est pour le moins pathétique .

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  6. J'aimerais comprendre, en quoi Louis Alphonse de Bourbon n'aurait-il pas une goutte de sang Bourbon ??? Ne descend-il pas de Charles IV d'Espagne de père en fils par son 3ème fils François de Paule ?
    Le "comte de Paris" sous-entend-il que le cette branche est bâtarde ?
    Et quelle étrange manière d'écarter le statut d'aîné des Bourbons de Louis Alphonse, car enfin, si ce n'est pas lui l'aîné, ni aucun des descendants de Charles IV par François de Paule, alors l'aîné est à rechercher dans la Maison de Bourbon-Siciles, mais en aucun cas chez les Orléans. Le "comte de Paris et duc de France" aura beau faire, il ne sera jamais l'aîné de la Maison de Bourbon.

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    1. Je suis carrément bouleversé par le fait qu’un prince puisse être aussi malhonnête. On m’opposera avec raison que j’ai eu deux cent vingt cinq ans pour m’habituer aux infamies de la famille Egalité. Il n’empêche pas que j’en suis toujours affligé.

      A supposer que les renonciations d'Utrecht ne soient pas entachés de vice du consentement ou frappés de caducité, son objet hautement proclamé se limitait à éviter le "cumul", ceci dans l’intérêt de la paix avec l’Angleterre. Elles ne concernent donc que les descendants de Philippe V successibles à la couronne d'Espagne.

      Louis de Bourbon ne fait formellement pas partie de ces successibles. Lui-même et ses enfants n’ont même pas la qualité d’infants. Les renonciations d’Utrecht sont donc sans aucun objet pour ce qui le concerne.

      En tant que plus proche parent salique de Charles X et d'Henri V, c’est Louis de Bourbon qui représente très officiellement Louis XVI dans la prestigieuse Société des Cincinnati, les règles de succession étant analogues aux règles saliques.

      Le comte de Chambord a déclaré sur son lit de mort : « Je ne veux pas que mon cercueil serve d’escabeau aux Orléans ». C’est Jean de Bourbon, ainé des Bourbon, qui a conduit le cortège funèbre, suivi de Robert de Bourbon-Parme, fils de la sœur du défunt, les Orléans étant relégués à l’arrière.

      Dans les années 1990, Henri d’Orléans a tenté d’interdire au tout jeune Louis le port des armes royales de France devant les tribunaux parisiens. Il a été débouté et, par contrecoup, s’est trouvé lui-même obligé de se limiter à l’usage des armes d’Orléans, ce qu’il ne fait pas. Louis de Bourbon « bon prince » n’a pas l’air de s’en soucier.

      Dans cette même décennie, Henri d’Orléans a aussi tenté de troquer son nom de famille contre celui de Bourbon. Il a été de nouveau débouté par les tribunaux parisiens. Il n’en demeure pas moins la preuve que, manifestement, Henri d’Orléans produit cependant la preuve infaillible qu’il n’accorde pas à son nom de famille un prestige digne de ses prétentions.

      La légitimité de M d’Orléans se limite donc à représenter, en plus du Régent, MM. Egalité, père et fils, les deux boursouflures de loin les plus honteuses de toute l’Histoire de France.

      Pour prétendre représenter la longue succession des rois de France, M d’Orléans se trouve condamné à recourir à des sornettes pitoyables comme il en est dans le courrier en question.
      Plutôt que de se rendre à l’évidence, ce qui serait tout à son honneur et à son crédit de prince, M d’Orléans s’en tient à perpétuer les traditions crapuleuses des Orléans-Egalité, ajoutant devant l’Histoire de la honte à la honte.

      Ce n’est qu’un avis personnel, peut-être une illusion mais il semble que son fils Jean soit un honnête homme, capable de reconnaitre la primauté de Louis. Ceci aurait le mérite de laver 250 ans d’infamie. Pour le savoir, il faut cependant attendre qu’il se trouve seul maitre de la question.

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